Atelier 8: Espaces de vie: vers quels territoires augmentés ?
Par Aline Mougel, jeudi 29 novembre 2007 à 21:59 - Le Congrès Net 2007 - #158 - rss
Comme nous l'expose l'animateur de cette table ronde Daniel Kaplan, il y a une opposition entre le réel et le virtuel ou un tissage de plus en plus dense. Le virtuel est en-dehors du monde physique, il n'y a pas de connexion. Nous franchissons en permanence cette frontière entre réel et virtuel. Plusieurs question se posent donc lors de cet atelier:
- Qu’est-ce qu’on pourrait imaginer de neuf en associant de façon plus dense le territoire, le réel et le numérique ?
- Qu’est ce que le virtuel pourrait apporter de plus à un espace urbain ?
Le tout dans un espace mixte ?
Cela peut passer par le jeu, le rêve, comme nous l'avons vu avec Jack Barlett et son World Magic Park. L'objectif de cette interface est de lier les différents univer virtuels, ne pas plonger l’utilisateur mais lui donner une forme de virtualité, lui faire ouvrir les portes.
5 univers sont liés en interactivité:
- la scène : mélange le virtuel et le réel. La quête débute, le personnage devient acteur. Shazam le personnage principal leur confie des missions.
- l’internet 3D
- l’interactivité avec la réalité : interactivités ac l’extérieur dans les 2 sens. Interaction de commande a distance en présentant robot dans la ville (installation) et on a les memes mouvements avec commande à distance dans la ville.
- Programme audiovisuel : parallèle univers virtuel / télévisions locales + sur tv locales : trouver une interactivité...
- Téléphonie mobile : phéno de tags. On peut donner à l’utilisateur l’impression d’avoir une simultanéité + interagir en temps réel avec dispositifs numériques. Tel peut devenir télécommande etc.
"Tout est donc possible et tout est intéressant à réaliser." Jack Barlett.
Le second intervenant est François Denieul qui pose la question: Comment augmenter l'espace et pour quoi faire ?
Son propos est de passer des territoires a quelque chose de plus sensoriel et physique : les espaces augmentés. Il y a la possibilité selon lui, d’augmenter sur deux paramètres : la géo-localisation et les systèmes collaboratifs.
On peut passer du territoire à l’espace augmenté : vers un espace sensoriellement et esthétiquement augmenté. L'intérêt est de développer un système qui permette de générer une communication sensorielle et implicite et qui puisse devenir explicite.
François Denieul donne l'exemple d'ajouter une "seconde peau" électronique au siège de la communauté de Lille par exemple où l'on peut imaginer tout ce que l'on veut et modifier les façades a volonté tout en véhiculant un message et faire de la communication explicite. Il s'agit donc d'outils d’une nouvelle forme de communication au public basée sur un régime sensoriel.
Le projet SOS 21, lancé il y a presque trois ans par la société Artificial Solutions, nous a été présenté par Emmanuel Mouclier. Il s'agit d'un MMORPG sur la thématique du développement durable qui est parti de trois constats:
- pour responsabiliser il faut avant tout éduquer.
- les outils ont une utilité dans la pédagogie.
- pour amener la pédagogie dans les foyers il faut de l’information de proximité.
Les contenus sont fournis par le programme des Nations Unies, l’ADEME et le comité 21. Le joueur choisit sont avatar, un lieu de vie et reconstitue ainsi la notion de territorialité. Il s'agit d'un jeu en 3D isométrique car c'est plus léger que la véritable 3D et cela consomme beaucoup moins. L'objectif est donc d'amener des informations pratiques, de déposer toutes les bonnes pratiques en terme de développement durable auprès de l’usager là où il aura crée son avatar. La vocation de ce jeu est donc plus tournée vers la pédagogie.
La dernière société qui a pu nous présenter son dernier projet a été Artificial Solutions qui a développé une sollution pour la ville de Malmö en Suède: SARA la collègue virtuelle ou l'e-citoyenne.
La ville de Malmö voulait mieux répondre à ses citoyens en terme de services et en même temps libérer des ressources de temps et de services à ceux qui en ont besoin. Leur conviction : les TIC sont au service de la démocratie et doivent améliorer le dialogue social.
Leur solution s’appelle CSO et permet en langage naturel de poser des questions a l’assistant interactif. L’idée est de pouvoir optimiser les questions posées par les utilisateurs et pouvoir leur donner une réponse automatique afin de passer éventuellement la communication à une personne humaine.
Conclusions sur l’assistant virtuel Sara :
Sara est devenu un élément important dans la construction de l’image de marque de la ville de Malmö. Malmö veut se développer au niveau économique et attirer des jeunes, la mise en place d’un assistant interactif est un atout supplémentaire.
L’assistant interactif Sara parle désormais plusieurs langues et va être présent sur second life prochainement. Sara est désormais en 1ere ligne d’accueil pour répondre aux questions sur Malmö ainsi que pour les renseignements locaux.
Un débat s’engage sur les assistants virtuels et les objets communicants qui pourraient atteindre 5 milliards d’objets dans notre environnement d’ici 5 ans. De fait, leur utilisation pourrait s’en trouver simplifiée.



















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Commentaires
1. Le vendredi 27 juin 2008 à 20:05, par rencontre
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