Alexandre Desrousseaux souhaite la bienvenue.

On a parlé de 40 000 personnes connectées en permanence, c’est la bonne taille pour faire des expérimentations. L’objectif est de comprendre l’articulation entre l’action publique, l’aménagement du territoire et les mondes virtuels.

Hugues Aubin prend la parole et remercie Lille Net 2007.

Il souhaite présenter le projet Metalab et donner un témoignage de collectivité. Les environnements virtuels ne sont pas uniquement des jeux multi-joueurs. Sur un annuaire de ville, l’acquisition d’un savoir faire consiste a extrapoler une maquette 3D et poser dessus des informations géographiques. Nous adoptons une posture de veille et d’échange avec des acteurs du privé et du public autour du principe des villes virtuelles en 3D. Aujourd’hui internet n’est plus mono utilisateur et la tendance va s’accélérer dans les prochaines années. Nous sommes des centaines de millions à évoluer sur des environnements 3D. Il s’agit d’une nouvelle forme de relation communautaire. Second life est la croisée entre le Web 2.0 et les outils communautaires en 3D. Il y a bien un phénomène de participation des usagers à la production de contenu. Nous sommes dans une logique de cross media. Le secteur public doit être capable de gérer tous les supports y compris internet.

Quelques pistes :

Cela ne remplace rien, il faut apprendre à l’agréger aux autres outils. On voit peu à peu des usages auxquels on ne s’attendait pas. Par exemple, des gens éloignés qui se réunissent virtuellement pour s’échanger des documents. Le paradigme de la numérisation 3D a changé, les coûts ont fortement diminués. Il faut penser aux applications virtuelles pour le réel. Par exemple, à Rennes, nous avons organisé un concert réel virtuel sur second life pour un faible coût.

Q : De quelle manière les organismes publics vont acquérir l’expertise nécessaire ?

Loic pour ARTESI IDF

Loic Hay va présenter un projet mis en place : le metalab 3D Objectif : Essayer de développer des nouveaux services entre le réel et le virtuel pour les acteurs virtuels Selon Gartner, 80% des internautes auront un avatar activité dans un monde virtuel d’ici 2011. La prochaine étape d’internet : avènement d’un Web 3D.

Q : comment maîtriser cette évolution ?

La meilleur manière de prévoir l’avenir c’est de l’inventer. Metalab 3D offre une solution pour simplifier ceux qui auraient envie d’expérimenter les mondes virtuels.

Seconde life est un terrain propice à ce type de démarches car c’est une plateforme de création en plus d’être un monde virtuel. Les outils de modélisation 3D sont simples à utiliser. Présence d’un support pour l’animation de communautés. La voix sur IP est désormais intégrée à second life, cela a pris une autre dimension. On peut mener une réunion avec 25 personnes sans soucis.

Intérêt : les interactions entre les mondes virtuels et le web. Démarche progressive du coté de l’éditeur de second life d’ouverture du code source. Logique de développement permanent et d’amélioration rapide des performances.

Voici la démarche du Metalab 3D : mutualisation, prospection, action. Il faut se frotter aux outils grâce à la prospective.

Le Metalab est présent sur le web grâce à son blog une île sur second life et développe une communauté d’acteurs.

Le blog est la tête de pont de l’action de Metalab. Carte qui constitue une médiation entre le territoire physique et les lieux réels simulés dans second life. Possibilité de se téléporter directement de la carte google maps dans les lieux simulés dans second life.

L’île du metalab 3D est aménagée en deux zones.

une zone centrale qui regroupe l’ensemble des équipements collectifs mutualisés qui est censée répondre a des besoins communs (rangement, bac à sable etc..). Autour, attribution de parcels d’incubation de projets.

Le metalab rassemble toute une communauté d’acteurs du public.

Un projet a été réalisé autour de la mairie virtuelle d’Issy les Moulineaux. Les infrastructures neutres sont mises à disposition gratuitement. Le METALAB est ouvert aux acteurs publics qui souhaiteraient expérimenter des projets sur second life.

Eric prend la parole.

A Issy, un atelier d’urbanisme a modélisé la ville en 3D. Issy est aussi sur les pages jaunes en 3D.

La première question a été qu’est-ce que les gens connectés sur second life pourraient faire d’une mairie virtuelle ?

Le premier intérêt a été de reconstituer l’hôtel de ville exactement comme dans la vie réelle. A l’intérieur de cet hotel de ville virtuel, on trouve des expositions photo et des reportages d’Issy TV. Nous souhaitons vraiment faire de l’administration en ligne. Nous avons un guichet qui permet de répondre aux demandes aux habitants. Si un message est envoyé depuis second life, un agent d’accueil de la mairie le reçoit et se téléporte dans second life. Ce service est très compliqué à mettre en œuvre en pratique. Nous avons 350 à 400 visiteurs uniques qui viennent dans l’hôtel de ville virtuel mais nous n’avons pas eu de demandes de renseignement. De plus, il n’est pas simple de convaincre des agents municipaux de s’intégrer à ce nouvel univers. Nous sommes comme aux débuts d’internet avec les mêmes craintes et les mêmes problématiques. Voilà où nous en sommes au bout de deux mois d’expérimentation.

Gilbert prend la parole.

Aujourd’hui lorsqu’on regarde cette réalité augmentée, on se demande ce qui va justifier la délimitation physique de la gouvernance des territoires.

Les initiatives de territoires résultent d’une interaction entre des citoyens et des acteurs publics ou privés.

Nous allons vers une relocalisation des activités pour les rendre plus écologiques. Notre objectif est de permettre aux acteurs publics et privés de se rendre compte par le biais de baromètres de l’interet de développer des projets liés aux mondes virtuels. Possibilité de faire des économies en développant des projets virtuels. L’objectif est de dégager une action et une statistique par rapport au degré d’adhésion de la communauté virtuelle. Ce que nous faisons dans les laboratoires de recherche va conjuguer des projets et des espaces d’expérimentation.

Les coûts de second life :

Eric

Linden Labs vend un accés au monde et les outils de développement. Le loyer mensuel d’une île est de 300 dollars par mois et l’achat d’une île est de 1950 dollars. Une fois qu’on a acquis une île, il faut tout construire et rendre intelligents les objets présents.

Hugues

Le metalab fournit les outils nécessaires aux conférences virtuels sur second life > metalab3D.blogspot.com. Le coût « homme » est également une problématique intéressante lorsqu’on veut développer un projet sur second life.

Question : comment va évoluer second life ?

Même si second life est dépassé, de nombreux mondes virtuels sont en cours de développement, le savoir faire acquis sur second life sera donc forcément utile par la suite. L’important est de créer un standard avec éventuellement des avatars qui passeront de monde en monde avec un compte qui passera partout au niveau des transactions. Il existe des projets open source qui travaille sur la question de l’interopérabilité des mondes virtuels. Des grandes entreprises comme IBM travaillent également à la recherche d’une norme.